Le sanctuaire est la partie la plus profonde du temple. Il s’agit d’une pièce dont le sol est surélevé par rapport au reste du temple et où le plafond est rabaissé. Cette pièce est donc la moins éclairée de tout le temple, puisqu’elle ne reçoit quasiment aucune lumière.
À l’intérieur de cette pièce repose le naos. Le naos est une sorte de boîte à l’intérieur de laquelle repose la chose la plus sacrée du temple : la statue du dieu.
Le sanctuaire ou Saint des Saints, selon les auteurs, est une pièce rectangulaire en pierre, comme le reste du temple. C’est, en quelque sorte, le centre névralgique du temple, et seuls les prêtres les plus qualifiés peuvent y accéder, tandis que seul le grand prêtre peut ouvrir les portes du naos.
Lors de l’éveil de la divinité, le matin, le Saint des Saints est rempli d’offrandes au dieu alors que le grand prêtre ou le roi procèdent à l’habillement de la divinité ainsi qu’à son nettoyage, etc. Afin de combler le manque d’offrandes qui pourrait se produire ou tout simplement pour assurer un « ravitaillement » éternel de la divinité, des scènes d’offrandes sont dessinées sur les parois de cette salle.
Alors que se lève le soleil, le Roi, purifié, entre dans le temple. Un prêtre ouvre les battants du Naos, après avoir vérifié que le cachet en argile qui liait les deux poignées n’a pas été brisé, puis se retire. Le roi installe une aiguière sur un dressoir et pose l’encensoir sur un plateau ; il lève le voile qui recouvrait le visage de la statue divine, et déclare : « Éveille-toi bellement, éveille-toi, éveille-toi en paix » accompagné de quelques chants et louanges. Le roi saisit l’encensoir et jette dans le foyer de celui-ci des boulettes d’encens.
Une fois la divinité « éveillée », on lui apporte des offrandes, puis le roi l’asperge d’eau avec le petit doigt. La divinité est ensuite habillée : on lui présente des bandelettes d’étoffe, et on lui applique fards et onguents… Le rituel terminé, les portes du naos sont refermées, les cierges éteints et le roi s’en va courbé, marchant à reculons.
Tiré de: Les Cahiers de Science et Vie, Journées de Pharaon, P.30-31.

Naos du dieu Horus à Edfou. (Photo de l'auteur)

Naos conservé au British Museum. (Photo de l'auteur)

Sanctuaire et reposoir de la barque d’Abou-Simbel. Abou-Simbel à la Gloire de Ramsès, Madeleine Peters Destéract.